Aller au contenu
FAGS

Éducation par les pairs · 12–25 ans

L’EVARS par et pour les jeunes.

Les jeunes ne reçoivent pas un message de prévention : ils le construisent, le filment, et apprennent à l’animer devant d’autres jeunes.

12–25ans, avec des contenus adaptés à chaque tranche d’âge
4 à 15jeunes par groupe
10séances, soit 18 h 30 réparties sur plusieurs mois
1vidéo de prévention écrite et tournée par le groupe

Un projet d’éducation par les pairs


L’éducation par les pairs repose sur une idée simple : les jeunes ont un rôle à jouer dans la sensibilisation d’autres jeunes. Un message porté par quelqu’un de leur âge, dans leurs mots, est souvent plus accessible et plus facilement approprié que le même message venu d’un adulte.

Tout le parcours est construit pour ça. Les participant·es choisissent une thématique, écrivent le message de prévention qu’ils veulent porter, le mettent en images, puis apprennent à s’en servir pour ouvrir le dialogue. Ils passent d’une posture de participant·es à celle de personnes ressources.

L’EVARS aborde des sujets qui les concernent directement : les relations aux autres, les émotions, les stéréotypes de genre, l’estime de soi, le consentement, les violences, les relations amoureuses. Il ne s’agit jamais de transmettre un discours prêt à penser, mais de faire une large place à leur parole, à leurs expériences et à leurs questions, pour qu’ils construisent leurs propres repères.

Éducation par les pairs

Ce ne sont pas les jeunes qui reçoivent le message de prévention. Ce sont eux qui l’écrivent, et qui le portent aux autres.

Le parcours, en trois temps


Les séances de sensibilisation posent les bases, la création vidéo transforme ce qui a été compris en message, et le dernier temps prépare les jeunes à le porter eux-mêmes.

1

Comprendre

5 séances de 1 h 30

Un cycle de sensibilisation EVARS, une séance par jour sur une semaine ou étalé selon l’organisation de la structure. Les thématiques sont choisies avec l’équipe en fonction de l’âge du groupe et de ce qui s’y joue.

  • Séance 1Qu’est-ce qu’un stéréotype ? Jeux mouvants, jeu de la ligne, de l’iceberg des discriminations aux définitions : stéréotype, préjugé, discrimination.
  • Séance 2Stéréotypes de genre et émotions : ce qu’on s’autorise à ressentir et à montrer selon qu’on est un garçon ou une fille.
  • Séance 3Amour et attirance : premiers pas, amitié, orientation sexuelle, idées reçues.
  • Séance 4Normes de beauté et estime de soi : publicités, réseaux sociaux et filtres, « être sexy », virilité et féminité.
  • Séance 5Relation saine ou relation toxique ? Violentomètre, violences sexistes et sexuelles, consentement.
2

Créer

2 h + 2 h + 4 h, la semaine suivante

Le groupe choisit la thématique qu’il veut porter et fabrique sa vidéo de A à Z. Le tournage se fait avec des moyens simples : ce qui compte, c’est le message et le fait qu’il leur appartienne.

  • Séance 6Choix de la thématique et de la forme (durée, plans), début de l’écriture.
  • Séance 7Finalisation du texte, répartition des rôles, découpage des plans, repérage des lieux et des accessoires.
  • Séance 8Tournage.
3

Transmettre

2 séances de 1 h 30, un à deux mois plus tard

C’est le temps qui fait passer les jeunes de participant·es à animateur·rices : ils découvrent leur film monté et apprennent à s’en servir pour ouvrir un débat avec d’autres.

  • Séance 9Visionnage, retours et ajustements. Quelles questions de débat poser à partir de la vidéo ? Présentation des techniques d’animation : questions ouvertes, relances, reformulation.
  • Séance 10Entraînement en binômes : chaque duo anime une séquence devant le groupe à partir de leur vidéo.

Entre les séances

Des prolongements sont proposés à l’équipe éducative pour être menés sans intervenante : un film à visionner et à débriefer, un jeu à faire tourner, du temps d’écriture en petits groupes. Le projet vit ainsi entre les séances, et l’équipe reste partie prenante.

Des thématiques choisies avec vous


Les cinq séances ci-dessus correspondent à un groupe de 12–16 ans aux âges hétérogènes. Avec des jeunes majeurs, des lycéen·nes ou un groupe très jeune, les sujets et les supports changent — le cadre du parcours, lui, reste le même. Les questions de prévention et celles liées au numérique s’abordent à tous les âges, avec un traitement adapté à chaque groupe.

Stéréotypes et discriminations

Nature ou culture, préjugés, mécanismes de discrimination.

Émotions et genre

Ce que les stéréotypes autorisent ou interdisent de ressentir.

Amour, attirance, orientation

Relations amoureuses, amitié, orientation sexuelle.

Image de soi

Normes de beauté, réseaux sociaux, estime de soi.

Consentement et violences

Violentomètre, relations saines ou toxiques, violences sexistes et sexuelles.

Numérique et relations

Réseaux sociaux, nudes et diffusion d’images, cyberharcèlement, pornographie, rencontres en ligne.

Prévention

IST, contraception, moyens de protection, où se procurer un préservatif, où se faire dépister.

Et bien d’autres sujets

Le groupe fait toujours émerger des questions qu’on n’avait pas prévues. Elles deviennent une thématique à part entière, en accord avec l’équipe.

Comment ça se passe concrètement


Aucune séance ne repose sur un exposé. Les outils font parler, bouger, se positionner — puis on prend le temps de démêler ensemble ce qui vient d’être dit.

  • Jeux de positionnement : jeu de la ligne, « nature / culture / les deux »
  • Supports vidéo courts, suivis d’un débrief collectif
  • Photolangage et jeux de cartes (émotions, sensations, relations)
  • Boîte anonyme, pour poser ce qu’on n’ose pas dire à voix haute
  • Travail en sous-groupes puis restitution
  • Vrai / faux et outils repères comme le violentomètre

Ce que le projet développe


Au-delà des connaissances transmises, le fait de fabriquer un message et de le porter travaille des compétences que les jeunes gardent après le projet : la confiance pour prendre la parole, l’esprit critique, la coopération et l’écoute, la capacité à prendre des initiatives.

La vidéo n’est pas une finalité mais un support au service du projet éducatif : elle donne une raison concrète de travailler ensemble, et elle laisse une trace utilisable par la structure auprès d’autres groupes.

Cadre pratique


Public
Jeunes de 12 à 25 ans, en établissement scolaire, structure médico-sociale, foyer, mission locale, service jeunesse, association.
Effectif
Minimum 4 jeunes, maximum 15 par groupe.
Durée
10 séances, 18 h 30 au total, réparties sur trois périodes : une semaine de sensibilisation, une semaine de création, un retour un à deux mois plus tard.
Format
Projet adaptable : le nombre de séances, les thématiques et le rythme se calent sur votre organisation et sur le groupe.
Lieu et matériel
Dans vos locaux. Le tournage se fait avec du matériel léger, sans installation particulière. Marseille et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur sans frais de déplacement ; ailleurs en France, le déplacement est ajouté au devis.
Encadrement
Un temps de cadrage en amont avec l’équipe, et un point de bilan à l’issue du parcours.
Tarif
Environ 3 000 € pour le parcours complet, négociable selon le nombre de séances, le contexte et les moyens de la structure. N’hésitez pas à m’écrire même si ce montant vous semble hors d’atteinte : on en parle.

Le cadre réglementaire

Depuis la loi du 4 juillet 2001, chaque élève doit bénéficier d’au moins trois séances annuelles d’éducation à la sexualité. Le programme national d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité, fixé par l’arrêté du 3 février 2025, est entré en vigueur à la rentrée 2025, de la maternelle au lycée.

Ce parcours ne remplace pas ces séances : il les prolonge, en installant une dynamique de projet et en formant quelques jeunes à devenir relais auprès des autres.

Un projet en tête pour cette année ?


Dites-moi qui sont les jeunes, combien de temps vous pouvez dégager et ce qui vous préoccupe dans le groupe — je vous propose un déroulé adapté.